Insécurité en Afrique : Les mines et engins explosifs mettent en danger la vie des personnes déracinées (HCR)

  • 29/07/2020 (Copyright unhcr.org)

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    Les mines, les munitions non explosées et l’utilisation plus fréquente d’engins explosifs improvisés font peser une menace croissante sur les populations d’accueil, les réfugiés et les personnes déplacées au sahel et dans le lac Tchad. C’est un constat fait par l’agence onusienne pour les réfugiés qui a publié un communiqué ce mardi 28 juillet pour alerter sur cette situation meurtrière qui gagne davantage du terrain.

    L’agence des Nations unies pour les réfugiés invite tous les acteurs engagés contre le terrorisme dans le sahel et dans le bassin du lac Tchad à agir pour renforcer la protection des populations civiles, les plus touchées.
    Dans son communiqué de presse publié ce mardi 28 juillet 2020, le HCR a rappelé le bilan des quatre enfants réfugiés tués ainsi que des trois autres grièvement blessés après avoir ramassé un engin non explosé dans un camp de réfugiés à l’est du Tchad le 24 juin dernier. Cet incident, le plus récent, touche d’ailleurs d’autres pays de la région du lac Tchad a précisé le HCR.
    Au Nigéria selon l’agence onusienne, plus de 15 incidents liés aux mines et munitions non explosées ont déjà fait plusieurs victimes cette année. En 2019 déjà rappelle le HCR, le pays a enregistré seulement dans sa région du nord-est quelque 230 personnes mortes dans ces conditions, alors que d’autres, environ 300, ont été blessés par des engins explosifs improvisés.
    La situation s’étend jusqu’au Sahel désormais regrette l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.
    Au Niger par exemple dans la région de Diffa, deux véhicules ont roulé sur des engins explosifs près de la ville de Bosso lors de deux incidents distincts en février et mars. Les explosions ont tué quatre personnes dont trois lycéens. D’autres ont été grièvement blessés dont un bébé de dix mois
    Au Mali, selon le HCR, la population civile représente près de la moitié des victimes des mines terrestres et des explosions d’engins improvisés dans tout le pays. 42 civils ont déjà succombé à ces pièges tendus par les assaillants dans 82 incidents entre janvier et mai 2020 dans les régions de Mopti, Gao et Kidal.
    Au Burkina Faso voisin, un véhicule qui transportait des réfugiés avait heurté un engin explosif improvisé près du camp de réfugiés de Mentao le 6 juin. Le bilan fait état de blessés graves.
    Bien qu’ils soient ceux qui payent le lourd tribut, le HCR reconnait que les auteurs de ces engins explosifs ne visent pas les civils, l’agence onusienne appelle alors à des efforts aussi bien du côté des gouvernements des organisations humanitaires que des parties aux conflits pour « remédier au terrible danger que représentent les mines terrestres, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés ».
    Le compte rendu d’Awal ADJO

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