Présidentielle en Côte d’Ivoire : Disqualifié au profit de Ouattara, le FPI de Gbagbo investit les rues

  • 15/09/2020 (Copyright Actu Jeune)

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    Le dossier de candidature de Laurent Gbagbo, entre autre opposants au régime au pouvoir, a été rejeté par le conseil constitutionnel du fait de la radiation de son nom des listes électorales. La candidature d’Alassane Ouattara, en route pour un 3e mandat, a été en revanche acceptée provoquant à nouveau la colère de plusieurs ivoiriens fidèles à l’ancien président en liberté conditionnelle en Belgique.

    Le conseil constitutionnel a annoncé à la télévision nationale ce lundi 14 septembre que seulement quatre dossiers de candidatures ont été retenus sur les quarante-quatre que la commission électorale a enregistrés jusqu’au soir du 31 août 2020. La candidature du président ivoirien Alassane Ouattara a été acceptée tout comme celles de Henri Konan Bédié du PDCI, de Pascal Affi N’Guessan du FPI et de Kouadio Konan Bertin dissident du PDCI et candidat libre au scrutin présidentiel du 31 octobre. Les dossiers de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro ont été sans surprise rejetés du fait de leur condamnation par la justice ivoirienne. La tâche devrait alors être aisée pour le président ivoirien qui promet une victoire K-O au premier tour.
    Mais à Abidjan, la colère a monté à nouveau ce lundi après que le conseil constitutionnel a disqualifié l’ancien président ivoirien vivant en Belgique après son acquittement des crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale. Plusieurs ivoiriens qui soutiennent encore l’ex-chef d’Etat ivoirien ont envahi les rues d’Abidjan hier pour protester contre la candidature retenue du président ADO au détriment de celle de leur leader.
    Les craintes de violences meurtrières montent encore plus à l’approche du scrutin du 31 octobre prochain après la douloureuse expérience de 2011 où la crise postélectorale de 2010 a fait 3000 morts selon un bilan officiel. Ce 14 septembre, le pays a encore enregistre plusieurs blessés ainsi que de nombreux dégâts matériels après les violences du mois d’août qui ont déjà fait plusieurs victimes, de nombreuses arrestations et des milliers de déplacés.
    De notre correspondant Jean Mélaine Bitty