Présidentielle au Burkina Faso : L’opposition en rang serré face au président sortant Roch Marc Kaboré

  • 27/07/2020 (Copyright Informateur.info)

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    L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) et le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) ont investi leur candidat respectif ce week-end en vue de la présidentielle prévue dans environ quatre mois. Les deux principaux partis de l’opposition s’engagent à « arracher la victoire totale » à leur adversaire Roch Marc Kaboré du MPP le soir du 22 novembre 2020.

    Eddie Komboïgo a été investi ce dimanche à Ouagadougou comme le candidat du CDP de Blaise Compaoré pour le scrutin présidentiel de novembre 2020. Son investiture comme candidat du parti de l’ex-président burkinabé a eu lieu ce dimanche 26 juillet 2020 et intervient quelques jours après qu’il a été désigné par les militants du parti lors des primaires. La veille, c’est le chef de fil de l’opposition qui a lui aussi officialisé sa candidature pour cette élection qui va avoir lieu au même moment que les élections législatives. Zéphirin Diabré se présentera à cette élection sous les couleurs de l’Union pour le Progrès et le Changement, son parti considéré comme le principal challenger du Mouvement du Peuple pour le Progrès, le parti au pouvoir que va à nouveau représenter Roch Marc Kaboré en vue d’un second mandat à la tête du Burkina Faso. Le chef de fil de l’opposition au Burkina Faso promet d’ailleurs que le président kaboré « ne sera même pas au second tour » malgré son bilan jugé satisfaisant par ses partisans. Zéphirin Diabré assure que son parti, l’UPC, et le CDP « travaillent ensemble sur le terrain »
    De son côté, Eddie Komboïgo qui dit mesurer « l’immensité de la charge et de la responsabilité du président du Faso » s’engage à œuvrer avec tous les militants du CDP et l’ensemble des acteurs du pays à « rassembler tous les burkinabè qui aspirent au changement, dans un vaste mouvement progressiste, pour arracher la victoire totale, au soir du scrutin du 22 novembre 2020 ».
    Quelques jours plus tôt devant une foule immense venue défier la pandémie de coronavirus lors de l’investiture du président Kaboré comme son candidat, le MPP a assuré que les actions entreprises à la tête du pays depuis 2015 sont des arguments valables pour une réélection sans difficulté à la tête du pays. Le bilan du président Kaboré, bien que satisfaisant heurte aux défis sécuritaires auquel le Burkina Faso fait face depuis cinq ans. Selon plusieurs observateurs, cette incapacité à garantir la sécurité dans les régions affectées par le terrorisme et les conflits communautaires pourrait peser dans la balance et défavoriser le MPP et son candidat, le président Kaboré, lors de ce deuxième scrutin présidentiel depuis la chute de l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré.
    La correspondance de Martin Kaba