Justice: l’affaire Vamoulké au Cameroun préoccupe encore plus Reporters Sans Frontières

  • 09/10/2019 (Copyright sebastiennadot.fr)

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    Le journaliste camerounais Amadou Vamoulké se présente devant le tribunal ce mercredi 09 octobre pour sa 23e audience pour faits de « détournements de fonds publics ». Une nouvelle comparution après plus de trois ans de détention qui pourrait être la dernière pour l’ancien patron de la radio et télévision publique camerounaise puisque Reporters Sans Frontières a officiellement porté le dossier devant le rapporteur spécial sur la liberté d’expression et l’accès à l’information ainsi que son homologue en charge des prisons, des conditions de détention et de l’action policière.

    Son procès a déjà connu 22 reports consécutifs sans qu’il n’y ait des avancés, constate avec désolation Arnaud Froger, le responsable du bureau Afrique de Reporters Sans Frontières. L’ONG dénonce le caractère « profondément politique » dans cette procédure visant Amadou Vamoulké dont le délai légal de détention provisoire de neuf mois prévu pour juger les prévenus devant le tribunal criminel est déjà dépassé.
    Multipliant les recours pour libérer l’ancien patron de la CRTV, Reporters sans frontières (RSF) a demandé à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) d’examiner avec attention le cas d'Amadou Vamoulké, journaliste camerounais.
    Déjà en mois de mars, Reporters Sans Frontières a demandé au président Paul Biya d'user de ses prérogatives afin d'obtenir la libération du journaliste camerounais dont l’état de santé se dégrade de plus en plus selon ses avocats.
    Reporters Sans Frontières va porter l’affaire devant les juridictions internationales si les lignes restent figées au bout de cette 23e audience. Les explications avec le responsable du bureau Afrique de l’ONG, Arnaud Froger.