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    Burkina Faso : Le coronavirus bouscule les habitudes dans un camp de déplacés

    L’insécurité au Burkina Faso a provoqué une vague de déplacés internes ces derniers mois dans plusieurs régions du pays. Face aux exactions meurtrières qui se multiplient, plusieurs burkinabé venus chercher refuge dans la capitale du pays vivent sous des toits de fortune désormais ébranlés par la pandémie de coronavirus.
    16/08/2020 (Copyright msf.org)

    Quelque 900 000 déplacés internes sont enregistrés au Burkina Faso selon les autorités publiques. Ils ont tous fui les assauts meurtriers dont sont victimes leurs villages. Les déplacés, dans leur quête d’oasis, ruent vers des villes comme Ouagadougou ou Kaya plusieurs ou moins épargnés par les exactions. La ville de Kaya dans la région du centre-nord abrite plusieurs sites de déplacés dont la cité des 38 villas. Sur place, les poignées de mains sont désormais interdites à cause du coronavirus et la distanciation physique reste un énorme défi pour les résidents. La distribution de vivres a par ailleurs connu une période de rupture pour éviter des attroupements de plusieurs personnes comme l’interdisent les autorités du pays. La propagation de la pandémie a d’emblée changé les habitudes sur ce site rendant difficile la vie aux déplacés.
    Reportage de Martin Kaba à Ouagadougou

    Mots clés :Burkina Faso Insécurité Coronavirus Kaya Cité des 38 villas Déplacés internes, Communauté internationale Terrorisme Sahel