Les autorités de Guinée ont annoncé la dissolution de quarante partis politiques dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars.
Parmi les formations concernées figurent trois des plus importantes du pays : le Rassemblement du peuple de Guinée de l’ancien Président Alpha Condé, l’Union des forces démocratiques de Guinée de l’opposant Cellou Dalein Diallo, ainsi que l’Union des forces républicaines dirigée par l’ancien Premier ministre Sidya Touré.
L’arrêté, signé le 6 mars par le ministre de l’Administration du territoire Ibrahima Kalil Condé, invoque une non-conformité à la nouvelle législation sur les partis politiques, adoptée le 21 septembre 2025.
Selon ce document, les formations concernées perdent immédiatement leur personnalité morale et leur statut juridique. Elles n’ont donc plus le droit d’exercer d’activités politiques. L’État a également décidé de mettre sous séquestre leurs biens sur l’ensemble du territoire.
Cette décision intervient alors que le pays se prépare à organiser des élections législatives, locales et sénatoriales prévues le 24 mai prochain.
Du côté de l’opposition, les réactions n’ont pas tardé. Le porte-parole de l’Union des forces démocratiques de Guinée, Souleymane Souza Konaté, dénonce un musellement des voix dissidentes et estime que cette mesure risque de contraindre les partis politiques à la clandestinité, avec des conséquences potentielles pour la stabilité du pays.
La société civile, notamment le Front national pour la défense de la Constitution, évoque également une décision qui plonge davantage la Guinée dans l’incertitude politique.
Pour l’instant, le gouvernement guinéen n’a pas réagi aux critiques de l’opposition et de la société civile.














