La déscolarisation des filles rurales reste un défi majeur en Afrique de l’Ouest. Dans de nombreux pays, les familles privilégient encore l’éducation des garçons, tandis que les filles sont écartées de l’école pour des raisons économiques, sociales et culturelles.
Malgré la gratuité officielle de l’enseignement, les coûts liés aux fournitures et aux tenues scolaires freinent la scolarisation. En milieu rural, l’accès difficile à l’eau et les tâches domestiques pèsent lourdement sur la présence des filles à l’école.
La situation est particulièrement préoccupante au Burkina Faso, où une part importante des filles abandonne dès le primaire, avec des taux encore plus élevés au secondaire et dans l’enseignement supérieur.
Les causes sont multiples : mariages et grossesses précoces, normes sociales défavorables et manque de protection en milieu scolaire. Face à cela, certains pays, comme le Bénin, ont renforcé leur législation pour lutter contre le harcèlement et sécuriser l’environnement scolaire.
Maintenir les filles à l’école demeure une priorité pour garantir leur épanouissement et favoriser le développement durable de la région.














