Présidentielle au Bénin : L’Union progressiste veut rendre le scrutin compétitif

L’Union progressiste, l’un des partis du président Patrice Talon désormais candidat à sa propre succession lors de la présidentielle d’avril prochain s’est proposé de parrainer tout candidat volontaire qui ambitionne de prendre part à ce scrutin. La décision vise à rendre cette élection inclusive selon certains observateurs mais l’opposition refuse d’ores et déjà toute négociation avec l’adversaire.

L’annonce de candidature de Patrice Talon pour la présidentielle d’avril 2021 donne un nouvel élan à ce scrutin unanimement décrié par l’opposition qui dénonce un scrutin plié d’avance en faveur du chef de l’Etat sortant. Les responsables de l’opposition s’insurgent contre les réformes électorales notamment le système de parrainage qui exige 16 signatures de maires ou d’élus locaux pour tout citoyen béninois souhaitant faire acte de candidature. Au Bénin sur 77 maires seulement 7 sont de l’opposition et tous les députés au sein de l’assemblée nationale appartiennent aux deux blocs politiques du président Patrice Talon. 

Techniquement expliquent les analystes politiques, cela rend inefficace toute tentative des opposants de prendre part au scrutin. L’annonce ce dimanche de l’un des deux formations de la majorité présidentielle de parrainer le candidat de leur choix n’émeut pas les opposants de Patrice Talon. Dans un communiqué, le parti Les démocrates a clairement indiqué qu’il ne négociera pas avec l’adversaire. Une décision entièrement justifiée selon le politologue béninois Antoine Chacran qui explique que l’opposition refuse de prendre part à une élection dont les résultats sont connus d’avance. 

Pour l’universitaire béninois, la démarche de l’Union progressiste vise à renforcer la démocratie au Bénin à travers un jeu électoral équilibré et sans heurts mais elle ne suffit pas pour dissiper les craintes du camp adverse.

Dr Antoine Chacran répond aux questions d’Awal ADJO 


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