Côte d’Ivoire : La scolarisation en péril dans l'ouest
Plus de 2.320 élèves ont dû interrompre leur scolarité dans l’ouest de la Côte d’Ivoire à cause des récentes attaques meurtrières en juin dernier qui ont provoqué des déplacements, a annoncé le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCAH).
Les 16 écoles des Inspections d’Enseignement Primaire (IEP) de Tabou et Taï ont été affectées par la situation d’insécurité. A titre d’exemple, le groupe scolaire Grabo de Tabou est occupé par 400 hommes des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), ce qui a entraîné l’arrêt brusque des cours.
Sous l’impulsion du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), un plaidoyer mené par l’ong Cluster Education est en cours pour la libération des salles de classe. À Sakre (axe Taï-Para), un centre d’examen du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) demeure par ailleurs fermé. Ce sont 150 candidats à l’entrée en classe de 6ème qui ont été installés dans de nouveaux centres. Cette situation a eu pour conséquence la réduction du nombre de candidats qui passeront les examens.
Une campagne menée conjointement par Cluster Education et Protection du GAP Humanitaire a permis à 2.464 enfants dont 1.118 filles de l’ouest du pays de bénéficier d’un document d’enregistrement de naissance. Grâce à cette attestation administrative d'identité scolaire, ces élèves pourront désormais se présenter au concours d’entrée en 6ème.
De nombreux enfants n’avaient pas été déclarés à l’état civil depuis la crise de 2002. Le financement du Fond central d’urgence (CERF) alloué à l’action humanitaire en Côte d’Ivoire en janvier dernier a permis d’ouvrir 20 classes passerelles afin que 1.000 enfants du site de Nahibly soient encadrés par 20 enseignants titulaires et bénévoles.
Environ 1.400 enfants non scolarisés ou déscolarisés des régions de l’ouest (Tonpki, Guemon et Cavally) bénéficient d’un programme d’apprentissage accéléré mis en œuvre par l’ong Save the Children.
SUY Kahofi WADR Abidjan
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