Sénégal: la faiblesse du système des reformes préoccupe la société civile
Les réformes mises en œuvre depuis les indépendances n’ont pas amélioré grand-chose au Sénégal selon la Société civile. D’autres stratégies doivent être élaborées. Et un processus de réformes bien mené devrait être la priorité dans ce système politique selon une nouvelle étude d’AFRIMAP, un programme d’Open Society Initiative For West Africa (OSIWA).
AFRIMAP a profité du lancement de son rapport intitulé "Sénégal une démocratie «ancienne » en mal de reforme" pour inviter les autorités à bien mener le processus de reforme.
« Le processus de reforme, la facon de reformer devrait etre la priorité du gouvernement (…) se focaliser sur le résultat d’une reforme risque d’être une perte de temps si on ne sait pas comment mener cette reforme et je crois que cela est la grande faiblesse du système politique sénégalais», a déclaré Pascal Kambale, Directeur adjoint d’AFRIMAP.
Le nouveau gouvernement du Président Macky Sall a récemment annoncé le lancement de nouvelles reformes dans administrative dans le souci d’éviter la mal gouvernance et la fraude, pour le bien des populations.
Mais la societé civile sénégalaise craint que ces reforment ne puisent pas aboutir sauf s’il ya un changement radical dans les reformes du système politiques de ce pays.
Ces réformes visent la modernisation de l’expérience électorale, la nécessité de rationaliser l’institution présidentielle et le besoin de renforcer des mécanismes de contrepoids à l’exécutif.
A la veille de l’élection du nouveau Parlement, le 1er juillet, il faut rompre avec les anciennes pratiques qui privilégient la trop forte présence du président de la République dans les instances parlementaires selon Pascal Kambalé directeur adjoint d’AFRIMAP, il propose entre autre des reformes qui ne seront plus initiées par le président de la république seulement, mais aussi parle parlement.
Entretien Pascal Kambale, Director directeur adjoint d’AFRIMAP avec Kara Thioune.
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