Riz: le Sénégal peut faire mieux que la Thaïlande
Le Sénégal a toutes les potentialités pour couvrir ses besoins en riz mieux que ses fournisseurs asiatiques et même exporter le surplus, a indiqué le Directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) lundi dans un entretien avec la WADR.
Dépendant principalement de la Thaïlande pour approvisionner sa population en riz, le pays disposerait de ressources humaines, agricoles et terrestres nécessaires pour ne plus importer du riz de l’Asie.
« Nous sommes (Sénégal, Ndlr) plus performants en termes de rendement à l’hectare que la Thaïlande qui nous vend du riz. Donc cela veut dire que si on augmente les superficies seulement dans la vallée (…) avec la double culture qui est devenue possible actuellement au Sénégal, hivernage contre-saison, on peut rapidement atteindre l’autosuffisance en riz et exporter du riz », a déclaré Macoumba Diouf, Directeur général de l’ISRA.
Créé en 1974, l’Institut met à la disposition des producteurs des techniques, technologies, produits et connaissances pour moderniser et développer l’agriculture nationale dont le potentiel « n’est pas encore suffisamment exploité», selon M.Diouf.
« Ce potentiel tourne essentiellement au tour du matériel végétal, les variétés, etc ». De manière très diversifiée pour plusieurs spéculations que ce soit les grandes cultures, les fruits et légumes, l’ISRA a développé des variétés productives. « Cela veut dire que les conditions d’une agriculture diversifiée sont développées en amont par la recherche agricole», a-t-il expliqué.
Ce potentiel se trouve également au niveau des terres mais celles irriguées tournent au tour de « 3% (…), au niveau de l’expertise on a les ressources humaines de qualité qu’il faut (…) nos producteurs font partis des producteurs de la sous région les mieux formés» a-t-il poursuivi.
Faisant le lien entre la sécurité alimentaire et nutritionnelle qui implique une alimentation équilibrée le DG de l’ISRA a affirmé qu’on peut produire en toute saison au Sénégal, du 1er janvier au 31 décembre.
Ecouter l'entretien réalisé par Awa Diédhiou:
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