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Crise Mali: les femmes de la CEDEAO prêtes à s’y impliquer

Salimata Porquet (milieu) entouré des femmes de la CEDEAOSalimata Porquet (milieu) entouré des femmes de la CEDEAO (Photo: unmicro)
Mai 9, 2012

Le Réseau des femmes pour la paix et la sécurité dans l’espace CEDEAO (REPSFECO) regrette la non-implication des femmes dans la recherche de solutions de sortie de crise au Mali, coupé en deux entre un nord tenu par des rebelles et des islamistes et le sud sous contrôle gouvernemental.

Les femmes d'Afrique de l'Ouest s’organisent pour se rendre sur le terrain en vue d’apporter leur contribution dans la résolution de la crise qui secoue ce pays sahélien membre de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest.

« Même si nous n’avons pas de financement nous allons nous engager corps et âme pour aller apporter notre contribution à la résolution du conflit au Mali, on ne peut plus faire de paix sans la femme » a déclaré Salimata Porquet, présidente du REPSFECO dans un entretien avec la WADR.

« Depuis qu’il font des réunions, ils ont invité combien de femmes ? Nous n’avons rien contre nos chefs d’Etat nous avons beaucoup de respect pour nos chefs d’Etat, mais il faut qu’ils sachent qu’il y a des femmes qui sont formées (…) les femmes devraient pouvoir leur faire des suggestions » a poursuivi Mme Porquet.

Donnant l’exemple de la Côte d’ivoire qui durant la guerre  (2002 à 2010) signature de l’accord de Marcoussis) a été divisée en deux parties (Nord et Sud) avec la floraison de mouvements rebelles, Salimata Porquet dit craindre que ce qui est arrivé  à son pays se reproduise au Mali, voisin du nord de la Côte d'Ivoire.

« Si nous ne faisons pas attention à la gestion du conflit du Mali nous risquons d’envenimer la chose (…)».  Plus la situation dure « plus les jeunes risquent de s’engager dans les différentes rébellions qui contrôlent le nord et même les femmes elles risquent de s’y implique", a expliqué la présidente du REPSFECO.


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