Alassane Ouattara: "Laurent Gbagbo sera traité avec la considération due à son rang"
De nombreux sujets ont été abordés lors de cette conférence de presse de l'Hôtel du Golf. Le président Ouattara a longuement abondé dans le sens de la réconciliation nationale, du dépôt des armes et de la vérité qui doit être rétablie.La commission Réconciliation et Justice commencera bientôt son travail, car la réconciliation dépend de la vérité pour le chef de l'état. La vérité, qui à son sens n'a jamais été établie depuis le coup d'état de 1999.
"Je ferai tout pour que tout Ivoirien puisse vivre partout en Côte d'ivoire en paix". Décidément, le nouveau président ivoirien parie sur la paix et la justice. D'ailleurs, "tous ceux qui doivent être poursuivis seront poursuivis": pas de traitement de faveur pour le Forces Républicaines de Côte d'Ivoire, les forces armées qui l'ont soutenu: ceux qui ont commis des pillages à Abidjan seront radiés des FRCI. Quant à ceux qui ont peut-être participé aux massacres de Duékoué, ils seront traduits en justice.
La justice, pour l'instant, se résume aux enquêtes qui ont été lancées par les autorités ivoiriennes et le procureur de la Cour Pénale Internationale, avec qui Alassane Ouattara doit s'entretenir très vite. On ne sait pas, pour l'instant, qui de la CPI ou des juridictions ivoiriennes, jugera l'ex-président Laurent Gbagbo. Mais en attendant, Gbagbo sera traité avec respect et considération. Il n'est plus à l'Hôtel du Golf, affirme Ouattara, mais dans une résidence surveillée. Et c'est l'ONUCI qui assure sa protection, tout comme elle avait assuré celle de l'actuel président pendant les quatre mois où il était bloqué à l'Hôtel du Golf.
Ecoutez Alassane Ouattara
Dernière chose, le président Ouattara a annoncé que 107 personnes ont été arrêtées en même temps que le président déchu dans l'opération de lundi. Ce nombre comprend des proches de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille, des personnalités politiques, des membres des FDS et des employés de la résidence. Là encore, c'est l'enquête qui déterminera d'éventuelles poursuites contre ces personnes.
Une chose est sûre, il n'y aura pas d'impunité. Mais pas de vengeance non plus, d'après le nouveau président.
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