Sirleaf admet des cas de corruption dans son équipe
La présidente du Liberia, Ellen Jonhson Sirleaf admet que la corruption ronge son pays et affirme de nouveau que tous les fonctionnaires accusés de détournement de fonds publics feront face à la loi alors que plusieurs rapports d’audit pointent du doigt plusieurs hautes personnalités dans des affaires de détournement de plusieurs centaines de millions de dollars.
C’est la première fois que la Présidente parle ouvertement et publiquement de la corruption depuis son discours d’investiture lorsqu’elle avait renouvelé sa promesse de combattre le phénomène.
Madame Sirleaf a avoué devant ses ministres en début de semaine que la corruption rongeait son gouvernement. Sans entrer dans les détails, elle a indiqué qu'elle allait lutter contre les cas de corruption et que des mesures drastiques allaient être prises contre de très hautes personnalités qui ont trahi la confiance du peuple.
L’identité de ces personnes reste encore inconnue, selon le correspondant de la WADR au Liberia.Toutefois, il ne fait plus l'ombre d'aucun doute désormais que d’anciens et d’actuels membres du gouvernement sont impliqués dans des affaires de corruption et figurent ainsi sur la liste des personnes qui vont être sanctionnées.
Des cas déjà connus
Très récemment Beatrice Mounassier Brown, l’ancienne inspectrice générale de la police nationale du Liberia et quatre autres personnes avaient ont été inculpées après avoir été accusées du détournement de centaines de milliers de dollars américains destinés à l’achat d’uniformes pour la police.
Selon une autre allégation de corruption, le président du conseil d’administration de la compagnie Libérienne de raffinage de produits pétroliers, a récemment accusé des membres de la direction d’avoir accordé un contrat de plusieurs millions de dollars américains à une compagnie britannique dans des conditions douteuses. La direction de la compagnie de raffinage a rejeté toutes ces accusations.
Des détracteurs de la Présidente Sirleaf l'accuse de faire semblant de s’intéresser à la lutte contre la corruption parce que son gouvernement à échoué sa politique de lutte contre la corruption.
Investie en janvier pour un second mandat de six ans, Sirleaf s’était engagée pendant son premier mandat à se battre contre la corruption en faisant d’elle l'ennemi public numéro un.
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