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VIH/Sida: L'accès de tous les malades aux soins discuté à Lomé

Marche contre le VIH-SIDA, pas de mi-tempsMarche contre le VIH-SIDA, pas de mi-temps (Photo: MSF)
Mars 14, 2012

Les acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/Sida de la sous-région sont à la recherche de stratégies à mettre en place pour réussir l’accès universel des malades aux soins dans les formations sanitaires de l'espace commun.

Ils cherchent aussi à trouver les moyens approprier pour protéger le personnel sanitaire contre les risques de contamination au VIH.

Ils sont plusieurs dizaines de médecins, chercheurs et autres praticiens de la santé réunis à Lomé au Togo dans le cadre des 2èmes journées scientifiques sous-régionales sur le VIH/SIDA.

Ces 2èmes journées ouvertes lundi sont couplées avec le 2ème colloque francophone sur les accidents d’exposition au sang et la protection des personnels de santé en Afrique.

L’accès universel « doit être de rigueur pour  amoindrir les dégâts  du  Sida qui fait beaucoup de victimes dans nos pays », a déclaré le Professeur Vincent Palokinam PITCHE de la faculté mixe de médecine  et de pharmacie de l’Université de Lomé.

les spécialistes du Sida sont le plus souvent concentrés dans les centres villes. Les villages et le monde rural n’ont droit qu’à de petits plateaux médicaux dépourvus  de moyens de lutte contre le Sida, ont déploré ces spécialistes de la lutte contre la pandémie sur le continent.

« Il faut que les services aillent vers les malades et non le contraire », explique le Professeur PITCHE.

«  Donc c’est bien de faire une analyse consensuel et qu’on garantisse un standard de qualité de service partout où la population se trouve », plaide-t-il.

Mettre le personnel à l'abri

Le personnel de santé en charge de prendre soin des malades, est lui aussi souvent exposé à des risques de contamination au VIH/Sida.

Des accidents peuvent se produire lors de l'administration des soins à des sujets infectés, expliquent les premiers concernés, qui réfléchissent également sur les voies et moyens de leur propre protection.

Selon le Professeur Élisabeth Buvette C., adjoint au chef de service des maladies infectieuses et tropicales en France, les conséquences graves sont liées à la contamination par le virus du Sida mais aussi de l’hépatite B et de l’hépatite C.

Il faudra ainsi faire recours à de nouvelles méthodes, parmi lesquelles  l’utilisation de seringues spéciales protégées pour sécuriser le personnel de santé en Afrique

Placées sous le thème « Accès Universel et qualité des services »,ces journées scientifiques sur le VIH/Sida prévues sur quatre jours, prennent fin le 16 Mars à Lomé.

Il s’agit de faire le point sur l’état d’avancement des recherches au Togo, en Afrique et dans le monde, de débattre des stratégies à mettre en place pour réussir l’accès universel et aussi de former le personnel de santé sur les risques d’accidents d’exposition aux agents infectieux au cours de leurs prestations de soins.


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