Le non respect des textes bloquent l'intégration régionale
Le manque de capaciaté réelle des Etats membres de la communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cedeao) à appliquer les textes et les traîtés sur lesquels ils se sont accordés, bloque l'intégration régionale, a estimé N'dioro Ndiaye, ex-directrice de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (AMLD) qu'elle dirige à présent, a démarré mercredi, à Dakar, un projet de gestion de la libre circulation des personnes et des biens en Afrique de l’ouest. L’objectif est d’amener les décideurs et les citoyens ouest africains à mieux comprendre et à respecter le droit à la circulation des personnes et des biens.
Pour l’AMLD, ONG qui s’investit dans la migration et le développement, le manque de capacité est l’une des contraintes à l’intégration régionale en Afrique de l’ouest.
« Au-delà des gaps que nous avons pu identifier en termes de mise en œuvre des différents textes qui existent pour l’intégration des populations, l’intégration régionale effective au niveau de la CEDEAO, il y a le problème du manque de capacité » qui se traduit par l’ignorance ou le non respect des textes a déclaré Ndioro Ndiaye, ex-Directrice de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) et présidente de l’AMLD.
Elle a, toutefois, souligné l’engagement des chefs d’Etat. « Il y a une volonté politique manifeste mais cette volonté politique ne suffit pas, sa déclaration juste ne suffit pas. Il faut traduire cela dans des textes, mais des textes qui soient applicables et accessibles aux populations qui sont les premières concernées, mais également aux acteurs qui gèrent et qui surveillent les populations » a expliqué l’ex-Directrice de l’OIM.
L’ALMD pilote un projet de renforcement de capacité de gestion de la libre circulation des personnes, le droit d’établissement et de résidence dans l’espace CEDEAO des acteurs étatiques et non étatiques intra régionaux.
Le projet d’une durée de 11 mois lancé mercredi à Dakar est financé par le Fonds CEDEAO/Espagne pour la migration et le développement. «Nous avons pensé avec la CEDEAO qu’il était bon de mettre en place ce projet dont la mise en œuvre va nous donner accès à des outils de création de cohérence dans ce que les Etats ont mis en place et dans leur exécution » a indiqué la présidente de l’AMLD lors de la cérémonie de lancement du projet.
Les représentants de missions diplomatiques au Sénégal présents à la cérémonie ont tous salué « l’importance » du projet.
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