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Crise ivoirienne, deux intellectuels africains jugent l’intervention étrangère

Avril 8, 2011

La situation en Cote d’Ivoire ne laisse pas les intellectuels africains indifférents. Au Mali, nous avons demandé au docteur Omar Mariko  secrétaire général chargé des relations extérieures du parti SADI Solidarité Africaine  pour la démocratie et l’indépendance, un des acteurs de la démocratisation du Mali au début des années 90, de se prononcer sur l'intervention des forces étrangères. Le docteur Mariko dit ne pas apprécier l’attitude de la France et des Nations Unies. Il est pour la démocratisation du continent, mais les peuples africains doivent compter sur leur propre forces et non sur l’aide de l’extérieur.

Au Burkina Faso, la parole est au professeur Albert Ouedraogo. Il président de l’organisation le TOCSIN Tous pour le combat pour la solidarité et l’intégration. Il se dit favorable à l’intervention au nom de l’ingérence humanitaire, même s’il est conscient du fait que les puissances occidentales ont souvent des agendas cachés. Mais pour le cas de la Cote d’Ivoire il fallait intervenir un peu plus tôt pour sauver les vies humaines, car un intellectuel de la trempe de Laurent Gbagbo a raté son rendez vous avec l’histoire.

La situation sur place semble être dans l’impasse. Les frappes de l’ONUCI et de la Forces Licorne n’ont pas entamé le moral des troupes restées fidèles à Laurent Gbabgo. Les forces armées républicaines de Cote d’Ivoire FARCI moins aguerries n’ont pas réussi à prendre la résidence ou est toujours retranché l’homme de Mama.

 


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