Gbagbo accuse la France d'avoir orchestré sa chute
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a accusé l'armée française d'avoir bombardé son domicile et orchestré son arrestation lors de sa première comparution lundi devant la Cour pénale internationale, qui le soupçonne de crime contre l'humanité.
"J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises" et "c'est l'armée française qui a fait le travail", a déclaré M.Gbagbo, relatant pour la première fois son arrestation, lors de sa première comparution devant la CPI.
Interrogé par la présidente Silvia Fernandez de Gurmendi sur ses conditions de détention, l'ancien président ivoirien a assuré que celles-ci étaient "correctes", mais, a-t-il ajouté, "ce sont les conditions de mon arrestation qui le sont moins".
"Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence pendant que les hélicoptères la bombardaient", a assuré M. Gbagbo,
"J'ai vu devant moi mourir mon ministre de l'Intérieur", a-t-il poursuivi : "mon fils aîné est encore détenu en Côte d'Ivoire, je ne sais pas pourquoi on l'a arrêté, peut-être parce qu'il est mon fils, je l'ai vu battu".
Sur ses conditions de détention en Côte d'Ivoire, l'ancien président a dit : "je ne savais ce qu'il se passait dans le ciel que quand il pleuvait sur le toit."
"Si on m'accuse, c'est qu'il y a des éléments de preuve, je veux voir ces éléments de preuve et les confronter à ma vérité à moi".
L'audience de confirmation des charges aura lieu le 18 juin 2012, a annoncé la présidente.
A l'issue de celle-ci, les juges devront déterminer si les preuves rassemblées par l'accusation sont suffisamment solides pour la tenue d'un procès.
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