Des millions d’écoliers retournent en classe
Les écoliers reprennent le chemin des classes dans plusieurs pays de la sous région après quelques semaines de vacances. Dans chaque pays la réouverture des écoles se fera avec certaines innovations pour mieux atteindre les objectifs d’une éducation de qualité.
Au Mali, ce sera un contexte particulier, marqué par la mise en œuvre de la 3e phase du Programme d'Investissement Sectoriel de l'Education (Pise III), la poursuite et l'accélération de l'exécution des recommandations du Forum national sur l'éducation et le renforcement de la décentralisation et de la déconcentration de l'éducation à travers le transfert des ressources aux collectivités territoriales. C’est le ministre de l'Education, de l'Alphabétisation et des Langues nationales, M. Salikou Sanogo qui a campé levé un coin du voile sur la nouvelle école malienne.
En Guinée Bissau aussi la rentrée aura lieu sous le signe de l’innovation. Le gouvernement a décidé, à partir de la rentrée de cette année, d’introduire l’enseignement de la langue française à tous les niveaux d’enseignement.
Le porte- parole du gouvernement Bissau guinéen, la ministre de la communication sociale Adiatou djallo Nandig-na qui présidait durant le weekend dans la région de Tombali (sud du pays) la cérémonie officielle de la rentrée scolaire 2011-2012, a justifié cette décision par l’appartenance de la Guinée-Bissau à la communauté économique des états de l´Afrique occidentale (CEDEAO) mais aussi par sa proximité avec des pays francophones comme le Sénégal, la Guinée-Conakry entre autres.
En Guinée voisine, les autorités de l'éducation souhaitent que les élèves du primaire, du secondaire et les étudiants de l'enseignement supérieur reprennent les cours au même moment. Chose rare dans ce pays, où la rentrée universitaire se déroulait toujours plusieurs semaines après celle du primaire et du secondaire.
Au Togo des incertitudes planent sur une bonne rentrée des classes. L’union des syndicats de l’éducation du Togo, regroupant plus de 15.000 enseignants du primaire, du secondaire et de l’enseignement technique, menace de la boycotter la rentrée scolaire, si ses principales revendications ne sont pas satisfaites.
Il s’agit, notamment, de la revalorisation des salaires avec l’octroi de primes de logement, de bibliothèque et le versement de 2 mois d’arriérés et des cotisations de la Caisse nationale de sécurité sociale.
Les syndicats réclament également l’intégration des enseignants auxiliaires et souhaitent que la question des avancements trouve une issue favorable.
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