Quatre soldats burundais de l’Amison reconnus comme responsables de la mort d'un journaliste
Quatre militaires de l'Amisom la force de l’Union africaine (UA) déployés en Somalie ont été suspendus et renvoyés dans leur pays d'origine, le Burundi, pour un éventuel procès. Une enquête interne a révélé qu'ils sont responsables de la mort par balle d'un journaliste malaisien ce mois-ci.
Selon un communiqué de l’Amisom, la Commission d’Enquête (CE) a établi que quatre soldats ont été impliqués dans la fusillade à la jonction de Hajji Doole sur la route de l’Aéroport et a recommandé que les quatre soldats, du contingent Burundais, soient traduits en justice selon les procédures militaires et judiciaires de leur pays.
Aussi, en conformité avec les recommandations de la Commission d’Enquête, les quatre soldats ont été suspendus de leurs fonctions pour faciliter la procédure.
Pour l’Amisom ‘c’est un incident regrettable’, et ‘offre ses sincères excuses aux familles du défunt et du blessé’.
Selon des témoins, les militaires de l'AMISOM ont ouvert le feu le 2 septembre sur un convoi d'aide humanitaire malaisien qui se rendait à sa base à l'aéroport de Mogadiscio, la capitale somalienne. La victime est Noramfaizul Mohd, 39 ans, un Cameraman de la chaîne de télévision nationale malaisienne Bernama TV qui accompagnait la mission.Son collègue Aji Saregar, 27 ans, caméraman de la chaîne malaisienne TV3,a été atteint à la main droite par des coups de feu.
Pour Tom Rhodes, consultant pour l'Afrique de l'Est du comité pour la protection des journalistes (CPJ) « la déclaration de l'AMISOM est une première étape importante vers la situation des responsabilités dans ce drame, nous exhortons maintenant les autorités burundaises à donner suite à sa recommandation ». « L'UA, pour sa part, doit redoubler d'efforts pour mettre fin aux fusillades aveugles des journalistes en Somalie », a-t-il martelé.
La Somalie est le pays le plus dangereux en Afrique pour la presse, avec 35 journalistes tués en relation directe avec leur profession depuis 1992, selon des recherches du CPJ.
En août dernier, le journaliste Farah Hassan, responsable logistique de la station Radio Simba à Mogadiscio, a été tué par des tirs qui, selon des témoins, provenaient d'une zone contrôlée par les forces de l'UA. En outre, l'agence de presse américaine, Associated Press, a rapporté que des organisations de défense des droits de l'homme ont accusé l'AMISOM d'avoir bombardé des zones densément peuplées de civils. Tweet