Des "récoltes moyennes" attendues dans le Sahel selon le CILSS
Le Comité Inter- états de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) qui vient de se réunir à Banjul, dresse un bilan mitigé sur les perspectives agricole et alimentaire au Sahel et en Afrique de l’ouest. Selon le CILSS des "récoltes moyennes" sont attendues à la fin de cette campagne agropastorale.
A la lumière du déroulement de la campagne agricole, les tendances de production céréalière pour l’ensemble des pays de la région sahélienne et ouest-africaine se situeraient entre 43 et 52 millions de tonnes. Pour les pays du CILSS, elles seraient de l’ordre de 15 à 17 millions de tonnes, pour ceux de l’UEMOA entre 16 et 17 millions de tonnes et ceux de la CEDEAO entre 41 et 50 millions de tonnes selon le communiqué du CILSS rendu public après sa réunion de Banjul.
L’organisation sous régionale de lutte contre la sécheresse et l’insécurité alimentaire dissipe toute crainte sur une hausse des prix des céréales. Le CILSS prédit même qu’ils pourront baisser jusqu’en décembre 2011 sauf si la campagne agricole n’est pas compromise avec un arrêt précoce des pluies.
Les niveaux d’approvisionnement des marchés sont en général normaux, malgré la soudure et l’installation difficile de l’hivernage. Les tensions localisées sur les prix entre juin et juillet 2011 consécutives à l’installation difficile de l’hivernage se sont progressivement estompées avec la reprise des pluies.
Mais pour une bonne fin de campagne, le CILSS a émis certaines recommandations à l’endroit d’abor des pays ensuite aux dispositifs régionaux d’information et d’alerte rapide (CILSS/FAO/FEWS NET).
En ce qui concerne les états, le Comité Inter- états de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) leur demande de prendre les dispositions nécessaires pour assurer un bon déroulement des missions conjointes d’évaluation de la campagne agropastorale, de diminuer les interventions sur le fonctionnement des marchés et les échanges transfrontaliers , d’assurer la veille sur les marchés de céréales et de bétail afin de détecter à temps les signes précurseurs de dysfonctionnement, enfin d’assurer le suivi de la situation des populations déplacées du fait des crises sociopolitiques.
Aux dispositifs régionaux d’information et d’alerte rapide (CILSS/FAO/FEWS NET) d’
assurer un suivi rapproché des zones clairement identifiées comme à risque de production et à déficit fourrager, de renforcer les capacités des structures étatiques dans la collecte et l’analyse des données, de renforcer le suivi de la situation alimentaire et nutritionnelle et enfin de maintenir la surveillance du criquet pèlerin.