Benin : la neutralité de ‘l’Autorité nationale de lutte contre la corruption’ pose problème
Cet organe dont la création a été annoncée dans la foulée du vote de la loi sur la corruption a du mal à convaincre. L’une des dispositions de la loi votée mardi matin stipule qu’un organe dénommé « Autorité nationale de lutte contre la corruption» sera chargé de cette mission. Ce qui dérange députés et membres de la société civile, ce sont les modalités de mise en œuvre et le décret d’application car ils posent encore problème selon eux.
Au Bénin, le débat se poursuit sur la loi sur la corruption adoptée par les députés très tôt le mardi matin.
Cet organe dont la création a été annoncée dans la foulée du vote de la loi sur la corruption a du mal à convaincre de son indépendance. Il est placé sous la tutelle et le contrôle du président de la République. C’est pour cette raison que certains parmi eux ont contesté littéralement cet organe.
Outre les représentants du peuple, certaines structures existantes de lutte contre la corruption n’épousent pas certaines dispositions de cette loi, notamment l’organe en charge de la lutte contre la corruption. Les modalités de mise en œuvre et le décret d’application posent encore problème. C’est dire que le premier magistrat du pays ainsi que certaines autorités ne risquent encore rien puisque, tout se fera selon la volonté du chef de l’Etat.
Le président de l'Association de lutte contre le racisme l’ethnocentrisme et le régionalisme (ALCRER), Martin ASSOGBA au micro d’Euloge Aidasso , dénonce quant à lui la composition de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption et l’absence de représentant de la société civile au sien de l’organisation.
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