‘L’image de la Côte d’Ivoire s’est nettement améliorée’ selon Ouattara
La Cote d’Ivoire célèbre son 51e anniversaire de l`indépendance dans la sobriété. Samedi dans son message à la nation, le Président, Alassane Ouattara a soutenu que « l’image de la Côte d’Ivoire s’est nettement améliorée », ajoutant que « le pays est de retour sur la carte du monde ». Ouattara dit tenir à ce que « chaque habitant (de la Côte d’Ivoire) puisse vaquer librement à ses activités et jouisse du fruit de ses efforts, en toute quiétude ».
Pour le président Ouattara la Cote d’Ivoire est à nouveau fréquentable. Il en veut pour preuves, entre autres, sa participation au sommet de Deauville (France), au sommet de l’Union africaine à Malabo (Guinée équatoriale), au sommet des chefs d’Etat du Mano River à Monrovia (Libéria), et ses voyages au Etats-Unis, au Nigeria, etc., sans oublier la reprise des relations avec la BAD, le FMI, la Banque mondiale, l’UE et diverses grandes organisations et institutions internationales.
Mais ces derniers jours les rapports des organisations de défense des droits de l’homme ou de liberté de la presse ne font qu’épingler le nouveau régime ivorien. Vendredi, c’est Human Rights Watch (HRW) qui a condamné la promotion de deux ex-rebelles dans la nouvelle armée ivoirienne, et exprimé ses doutes quant à l`engagement du président Alassane Ouattara de mettre "fin à l`impunité".Ousmane Chérif, qui commandait la zone de Bouaké (centre, fief de l`ex-rébellion de 2002), a été nommé la semaine dernière par le chef de l`Etat commandant en second du Groupe de sécurité de la présidence de la République.
Ce proche de M. Ouattara a dirigé "la bataille finale pour le contrôle d’Abidjan" en avril dans le quartier de Yopougon, "où de nombreuses personnes considérées comme des partisans" de l`ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril, "ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires", selon HRW.
Ex-commandant rebelle de la zone de Korhogo (nord), Martin Fofié Kouakou y vient d`être nommé par M. Ouattara commandant de la Compagnie territoriale. Il est depuis 2006 sous sanctions de l`ONU, qui a notamment accusé ses forces d`"exécutions extrajudiciaires".
Toujours vendredi le Comité de Protection des Journalistes CPJ basé à New York, s’insurgeait conte la décision du Conseil national de la presse (CNP) de Côte d'Ivoire de suspendre le journal Le Temps, un quotidien proche de l'ancien président destitué, Laurent Gbagbo, pour 12 parutions pour avoir repris un article critiquant le président Ouattara. Le CPJ rappelle que le gouvernement du président ivoirien, Alassane Ouattara, prend une telle mesure moins d’une semaine après son engagement à respecter la démocratie lors d'une rencontre vendredi dernier avec le président américain, Barack Obama.
Amnesty International aussi dans ses rapports en Mai et Juillet dernier peint un tableau pas reluisant de l’état des droits humains demandant au président Ouattara des actions.
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